
Introduction
Essais
Hommage aux animaux
L’antispécisme est un humanisme
La vache
PoésiesExtrémités
Lettre au boucher
Ô homme !
Sourds aux suppliques
Chansons
Un merveilleux cadeau
Arrivé
Mon dieu a dit
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Ô homme !
Cesse de
t’apitoyer sur ton sort
De te croire victime de tous les maux
Pense donc aussi à l’immense tort
Que tu causes aux autres animaux
Ils sont bien tes égaux
Aussi cesse de leur donner la mort
Rabaisse ton immense ego
Devant Dieu vous êtes consorts
Vous êtes pareils de chair et d’os
Semblables et sensibles
De poussière et d’eau
Périssables et putrescibles
Ensembles sur le même radeau
Il est intolérable et incompréhensible
En vertu d’une raison ou d’un credo
De perpétuer tes crimes irrémissibles
Tu te comportes comme un cannibale
À manger ton vieux frère animal
Et si certains d’entre eux d’autres dévorent
Toi au moins tu peux choisir d’être herbivore
Dominer n’implique de supériorité
Mais suppose des responsabilités
Désormais tu ravaleras donc ta vanité
Ta grandeur sera de protéger et de soigner
Tu t’excuseras alors spécialement auprès des porcs
Tous les bateaux de pêche rentreront au port
Les bouchers se reconvertiront en fleuristes
Les chasseurs en naturalistes
Dès lors tes repas seront frugaux
Mais être juste sera ton réconfort
Adieu steaks et gigots
Sage tu seras plus fort
Par
Jacques Rimant.
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