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Hommage aux AnimauxTout est dans le regard, la perception de l’animal…Nos frères les animaux sont victimes de plusieurs attitudes méprisantes dont deux majeures. Transformés en produits de consommation, leur corps n’est plus qu’une source de profit, un déchet, ou une sorte de « carburant » qui alimente tout un système. Mais si nous méprisons le corps, c’est que nous méprisons l’être à l’intérieur, l’être vivant qui permet que ce corps bouge, te regarde, crie, et met au monde des petits. L’être à l’intérieur, c’est vraiment lui l’animal. Si tu le regarde dans les yeux, que vois-tu ? Un œil qui te regarde. Si tu insistes, que vois-tu ? Ce que tu vois dans l’œil d’un ami, ou dans le tien, devant un miroir : un mystère, une clarté, une beauté. C’est presque déroutant, tu pénètres une intimité. Il y a des animaux qui n’aiment pas, nous non plus parfois. En persistant davantage, des questions essentielles de la vie vont surgir, celles-là mêmes que ce monde technologique veut étouffer : « Qui suis-je ? – Qu’est-ce que je fais là ?... » En regardant le ciel, la nuit comme de jour, ce sont ses questions qui reviennent, je l’ai expérimenté. En fait, c’est nous que nous voyons… Notre ciel, le sourire de notre âme, un océan de vie. Et en tuant les animaux, ou en cautionnant toutes ces attitudes indignes de nous, nous nous fermons à notre propre intimité et à celle des autres. On le voit aujourd’hui, ce que nous sommes capables de faire à nos semblables. Ce n’est qu’une conséquence. Alors, nous avons plus d’âme, plus d’intérêt pour ce système qui pense à nous uniquement pour survivre en tuant la vie. Et l’animal, a-t-il une âme, une intelligence, une sensibilité, un savoir-être, une origine, une destinée, un chemin de vie ? Oui et les animaux domestiques nous le montrent sans arrêt et sont comme les porte-paroles de cette vérité pour tous les animaux du monde. La vie est sacrée, mais nous l’avons délaissée… nous nous comportons envers nous-mêmes et les autres comme nous nous comportons envers les animaux. Nous pouvons manger de la viande et adorer notre chien par exemple. N’est-ce pas une hypocrisie ? Elle fait son chemin dans nos relations amicales… de couple, on devient méfiant pour un rien comme les fauves. Mais nous sommes des fauves, des fauves mal-éduqués, car les vrais dans la savane sont en harmonie avec la Nature. Un véritable examen de conscience ne peut que conclure ainsi : Tu veux savoir où tu en es dans ta relation avec les autres ? C’est simple, regarde en face ta relation avec les animaux. La majorité des êtres humains que nous sommes, est devenue un véritable troupeau de moutons, qui laisse tout faire, et qui croit tout ce qu’on lui dit ou presque. Mais on mange tellement de mouton, de vache, de cochon… on finit par leur ressembler. Dans leur règne, c’est normal d’être un cochon, une vache, un mouton, une poule etc. C’est très beau, digne, authentique, vrai, pur. Mais dans notre règne dit civilisé, c’est une catastrophe, avec un savoir intellectuel qui veut la cacher bien maladroitement… Les animaux dans notre langage…Si la responsabilité d’une attitude est dans le regard que l’homme porte sur les êtres et les choses, sur la vie, celui-ci emploi bien souvent des expressions péjoratives dans lesquelles l’animal est subtilement mis en cause et méprisé. Pour qualifier de mauvaises attitudes humaines, l’animal devient un bouc émissaire. Par exemple, nous avons : « c’est une cochonnerie ! », « il m’a fait une vacherie ! », « Quelle vie de chien ! », « c’est une poule mouillée ! », « arrête de me suivre comme un mouton ! », « quel drôle d’oiseau ! », « arrête de ruminer dans ton coin ! » etc. Ainsi, l’animal est dégradé dans sa dignité, dans sa vie, dans son être. J’irai jusqu’à affirmer que l’homme se déresponsabilise. Il déresponsabilise son côté humain pour faire porter tout le poids sur les animaux, des innocents. Il méprise en cela son côté animal, celui qui le porte et le stabilise. C’est un jugement de la condition animale, une fuite de lui-même et de ses imperfections. L’animal, est parfait. Quelle que soit sont espèce, il est parfait, il est un parfait animal. Alors que l’être humain se voile la face, il n’est pas véritablement un être humain encore. Il n’en a que la forme, mais pas la maîtrise, ni le comportement. Au pire, il devient peu à peu robotique, saccadé, vide, sombre. Les animaux nous enseignent la vie, et nous invitent à une souplesse de vie. Nous on se ratatine et nous nous rigidifions dans la vieillesse, alors que les animaux restent souples, alertes et digne jusque dans la mort. Ils sont un avec la vie. Je peux dire qu’ils sont la vie qui se manifeste à travers leur règne, leur corps. Ils me font penser aux enfants souvent. Devant la vie, nous devrions demeurer des enfants, des enfants de la Nature. D’ailleurs nous faisons parti de la Nature, nous sommes unis à Elle, puisque c’est notre Mère. Nous nous mettons en danger en massacrant les animaux, et en laissant un système pervertir notre regard sur eux. Les dirigeants de notre société, tant sur le plan économique que politique, n’agissent que par instinct ; instinct de pouvoir, de domination, de peur dissimulé par la manipulation et la tromperie. C’est une sorte de magie. Les animaux, et c’est très bien, emploient naturellement toute sortes d’attitudes et d’influence pour survivre. Un être humain véritable apprend à vivre et il possède la conscience qu’il peut éveiller pour cela. Cultiver le respect envers l’animal…L’humanité a-t-elle le sens
de l’honneur ? A-t-elle une dignité, une intégrité à défendre ? C’est un dialogue avec nous-mêmes d’abord, se placer devant la réalité de la vie sur terre, avec la terre, notre propre corps, nos instincts, nos pulsions, nos peurs, nos sentiments, notre respiration. Autant d’héritage qui nous viennent du monde animal, du peuple animal devrais-je dire car c’est une conscience avant tout, une intelligence, une intimité aussi, une survie pour pouvoir vivre par la suite dans de nobles pensées si le reste est accepté, maîtrisé et conduis vers plus haut encore, dans une créativité, une floraison de l’âme. Dans mon livre Hommage aux animaux (paru aux Editions Essenia), dont le titre est aussi celui du présent article, je mets en évidence l’âme des animaux et leur souffle qui les font si proches de nous à bien des égards. Voici quelques lignes de ce livre que j’ai voulu audacieux, fort, afin d’honorer nos frères les animaux qui nous soutiennent et qui font partis de notre corps physique et de notre psychologie :
Je considère ce livre comme un devoir accomplit, une parole donnée jusqu’au bout, un honneur retrouvé tant l’humanité se dégrade à la fois dans des actions inimaginables et une inaction inacceptable. D’un tour d’horizon sur l’actualité animale, jusqu'à un développement philosophique et spirituel conduisant à un regard neuf et authentique, j’invite celles et ceux qui le liront à un voyage dans le mystère des animaux - qui sont toujours avec nous, en nous -, à une nouvelle relation, un nouveau regard, aimant, sincère, à l’écoute de l’autre. Ainsi, j’ai tenté de répondre à des questions fondamentales :
Par Alain Contaret Auteur du livre
Hommage aux animaux aux Editions Essénia – 18 euros |
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